Publié dans Non classé

LA COUREUSE DE BRAGUETTES

Quelle folie me prend d’écrire encore un de ces articles sulfureux sur @menayou?! Depuis mon dernier article ici qui parlait des plans culs, mon quotidien n’a pas été simple. Ma réputation de gentille fille candide (du moins ce qu’il en restait) a pris un gros coup. On ne me fait plus confiance, on m’accuse de vouloir ajouter des noms à ma liste de conquêtes (comme si j’avais besoin de tenir des d’archives). On me soupçonne de ne penser qu’à conquérir, séduire. On me traite de coureuse de braguettes.

Mais c’est quoi cette histoire de course à la braguette?! Laissez-moi vous briefer.

Le féminin de coureur de jupons

coureur-de-jupons

« Je m’excuse, vous n’étiez pas censée voir ce que vous avez vu. Je suis un horrible coureur de jupons, (…) chez moi c’est pathologique » Christophe BONNET, les sociétés des écrivains, 2001

Vous connaissez déjà le coureur de jupons (du moins je pense hein). Ce séducteur pathologique. Cet ennemi de la fidélité, de la stabilité. Cet enfileur en série. La coureuse de braguettes est son homologue féminin. L’expression coureur de jupons vient du fait que les femmes portaient toutes des jupons à l’époque. Le jupon symbolisait donc la femme et le coureur de jupons celui qui courre après les femmes et certainement pas pour leur offrir des bouquets de fleurs.

Si le jupon représente la femme dans cette expression, c’est bien parce que nous n’étions pas en ces temps troublés où n’importe qui peut se lever pour dire qu’elle porte le pantalon, pire encore, qu’elle chasse le pantalon, donc l’homme symbolisé dans coureuse de braguettes par la braguette.
Vous y êtes ?

Si j’étais une coureuse de braguette

Maintenant que vous savez ce que veut dire coureuse de braguettes à mes déboires!
Déjà avant de dire quoique ce soit de plus j’invoque le 5ème amendement. C’est-à-dire mon droit à ne pas témoigner contre moi-même. Tout ce qui est dit ici est donc hypothétique. Si on ne s’accorde pas là-dessus je ne parle plus ! -__-

Donc SI j’étais une coureuse de braguette, je vous dirais que parfois on se croit amoureuse nous ces chasseuses sans vergogne. On y croit mais deux jours plus tard on a envie de casser notre téléphone quand son nom apparait sur notre écran.

Si j’en étais une, je vous dirais aussi que certaines relations ne sont pas faites pour durer et que les vraies coureuses ne font pas de fausses promesses. C’est les gens qui aiment rêver pour rien après ils nous accusent.

pantalons

Si j’étais une coureuse de braguettes je vous dirais que des fois on nous barre. On croit être sur le point d’attraper une main, mais l’ignare change d’un après-midi à l’autre et nous laisse planter là sous le soleil brulant de Bonanjo en nous traitant de loveuse. Quand c’est comme ça esseu on force le contact ? Si vous croyez que ça ne nous arrive pas à nous c’est parce que nous on aime jouer les costauds. On pleure nos choses en cachette et on sait comment vite se consoler même si ça fait très mal.

Je vous dirais que des fois, trop de fois, à cause de notre peur traumatique de l’engagement et de nos délires abandonniques on part alors qu’on a juste envie de rester. En fait c’est nous qu’on souffre même le plus dans l’affaire ci quand on regarde même bien. Le monde a une dette envers nous.

Enfin, SI j’étais une coureuse de braguettes je vous dirais que les coureuses de braguettes sont souvent de grandes sensibles. Peut-être pas des romantiques mais des sensibles.

Le mythe du super zizi

Vous êtes émus ? Le romantisme, la sensibilité et tout ça, ça vous a touché ? Vous vous y êtes crus hein? Maintenant que la partie émotion est bouclée parlons-nous un peu franchement. Parlons de ce qui vous dérange tant dans cette affaire de course aux braguettes.

Ce qui dérange chez les coureuses de braguettes c’est qu’elle brise le mythe du super zizi.
Le mythe du super zizi c’est ce mythe créé autour de la sexualité féminine. Le postulat qui fonde ce mythe est que le plaisir serait apporté à la femme par un super zizi qui viendrait le révéler en elle comme l’encre révèle la beauté du papier d’un cahier vierge tout en le marquant définitivement, tout en en prenant possession. C’est joli à entendre mais c’est absurde.

L’un des corolaires de ce postulat est que la femme ne possède pas ce plaisir en elle, mais que ce serait une chose exogène dont un homme viendrait la gratifier. Cela signifierait aussi qu’il y aurait qu’un seul homme ou un nombre limité d’hommes qui seraient passeport pour le 7ème ciel. C’est cette pensée que la coureuse de braguettes met en difficulté et c’est pour cela que contrairement à son homologue masculin elle est mal vue. Le fait qu’elle prenne son pied sans tout le feutrage qu’il y a autour de la sexualité féminine dit à la société que le plaisir est en elle. Qu’elle en dispose comme et quand elle veut. Il lui dit qu’elle n’attend pas de super zizi pour lui révéler ce qu’elle est. @Leyo vous en dira des masses dessus.

Pour moi en tous cas coureuse de braguette c’est un compliment. Que j’en sois une ou pas je n’ai pas de gêne à être appelée coureuse de braguettes tout simplement pas parce une fois que les choses sont comme ça, ça m’accorde la chance de bâtir MA relation au-delà des instincts primaires de prédation qui habitent les hommes. Ou qu’ils se croient obligés de laisser les habiter.

Alors vous avez tenu jusqu’au bout?

Partagez vos expériences de coureuses avec moi qu’on rigole un peu.

sources images :
http://www.europe1.fr/international/messieurs-gare-a-vos-braguettes-1456415

http://images.forum-auto.com

http://www.cdiscount.com/livres-bd/livres-litterature/coureur-de-jupons

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Auteur :

Just me n'a you

13 commentaires sur « LA COUREUSE DE BRAGUETTES »

  1. Notre coureuse de jupon n’à pas cherché à l’être au fur et à mesure des cassures des faux amours. .Elle a continué à cherche l’amour.Et à la voir avec autant de « zizi » différent vu de l’extérieur on se dit;celle là alors!…alors que c’est pas de sa faute!

    Aimé par 1 personne

  2. Cette coureuse de braguette ne semble pas vraiment être l’équivalent du coureur de jupons qui chasse à tout-va. Elle s’oppose juste à la femme traditionnelle et elle est responsable de son plaisir.

    J'aime

    1. Les hommes « traditionnels » sont-ils réellement des coureurs de jupons ou alors cherchent-ils simplement en rentrer dans la case?! Tout ça semble si flou.
      Ce que je pense profondément c’est que le plaisir est une affaire de construction personnelle d’abord et puis de co-creation avec le partenaire. L’attendre d’une autre personne c’est se limiter.

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  3. Belle approche. Ca permet de bien mettre en image le fait que les femmes aussi sont parfois des supers chasseresses, et l’assumer est genial. J’ai bien envie de repondre à cet article, mais j’irai trop dans le sens de l’auteur.
    Assumer sa sexualité, sa singularité, son desir de batifoler et de se proteger par une attitude offensives est genial, et chapeau aux briseuses de super zizi qui s’assument. Neanmoins, je m’inscrits contre la notion de loveuse. Elle est reductrice. Etant un male, je pense toujours (et je peux me tromper), la fonction predatrice est generalement une carapace que les personnes hyper sensibles se fabriquent, pensant qu’une implication emotionnelle de part le risque de deception qui lui est inherent, serait une partie trop grande à supporter. Alors la facilité etant plus simple, on choisit l’attitude predatrice de facade tout en se morfondant dans le silence de sa solitude

    Aimé par 2 personnes

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