Publié dans Adult Only

Bref, ELLE était plus que ma sexfriend …

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Il était 16h30 que déjà mon ordinateur et ses accolites sont retrouvés dans le creux solitaire de mon sac. Je participe à une réunion improvisée et totalement inutile que j’ai créée moi-même pour ne pas éveiller les soupçons du fait de mon inactivité. Il est bien clair qu’a un moment donné de cette journée revêtant une armure aux allures ordinaires, quelque chose de pas très clair a dû se passer. Ce feeling vicieux capable de vous faire parcourir des heures parfois des jours sans la portée de l’essentiel des événements auxquels vous êtes involontairement confrontés.

J’observe la salle et les assistants de la réunion en me demandant ce qui pourrait bien se passer dans la tête de chacune de ces personnes si elle avait une ‘course’ très importante à faire en fin de cette journée, puis à un moment dans un sursaut intérieur je me retrouve face à la difficulté de comprendre la tournure de mes réflexions à ce instant précis. Hier pratiquement à la même heure, c’était presque pareil, le flou et l’incertitude mentale, l’euphorie, la folie, l’ivresse de l’impatience.

Je dois lui rendre visite à 19h mais hier, tout comme aujourd’hui, déjà à 10h de la matinée j’avais comme l’impression qu’une année entière s’était écoulée. Le temps existe-il vraiment ? Mais alors pourquoi il ralentit violemment selon ce que l’on vit ? L’entité invisible en charge de la gestion de ce phénomène serait-elle capable de se jouer de nous à nos heures les plus propices ou précieuses ? Les questions existentielles n’en finiront qu’une fois 19h passées.

Je ne suis toujours pas cap de me souvenir de l’espace temporel qui m’a sans doute permis de sortir de cette salle, passer récupérer mon sac et sauter dans le premier taxi dont je n’ai même pas vérifié le numéro d’immatriculation (ce que je sais pourtant très bien faire sans effort).

Je pense à elle, comment elle sera, ce dont nous discutons d’habitude, à nos heures creuses dans ce ‘Private Garden’ rempli de roses bleues et de lucioles. Le silence de cette muse lorsqu’elle m’observe, et ses façons subtiles d’aborder mon corps dévêtu sont comparables à ces profonds poèmes de Voltaire.

18h, je suis dans mon taxi en direction de ce quartier si proche mais pourtant si éloigné aux heures de pointe. Je crois que j’ai dû côtoyer en ce laps de temps des centaines d’individus comme moi dans ce go-slow interminable, avides d’emprisonner le temps et arriver à bon port. C’est aussi lors de tels processus que tu te retrouves avec des ‘extraterrestres’ capables dans leur mentalité de survoler la queue automobile, mais surtout d’y introduire plus de bouchons.

19h… Elle est là, allongée comme à son habitude lors de nos ‘escapades’ … Son voleur kidnappeur vient de s’immiscer dans son domaine privé, une chambre à lumière tamisée, mêlée à une odeur suave d’un produit qui peut bien être autre chose qu’un parfum, mais à ce moment précis, c’est absurdement le cadet de mes soucis les plus insignifiants. Elle est là, elle m’attend, une de ses jambes légèrement mises en valeur par une brillance de Dieu sait quoi … … ….

Mon sens presqu’insensé de la nudité me voit me débarrasser de tout poids inutile avant de m’allonger auprès de cette créature mi humaine mi féerique. Je ne sais plus l’heure qu’il fait.

Un sourire puis deux, des caresses, des mots, des étreintes chaudes ; à ce moment encore le processus qui nous a permis d’en arriver à se transformer en limaces enlacées n’a presque pas fait acte de présence. En quelques minutes la gourmande nous avait déjà transformés en un duo équestre. Les entreprenantes, les lionnes, la douleur sucrée au flanc, des choses que je ne peux extirper de ma profonde nature… Suavemente Besame …

Sexfriends pour de vrai ? …

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            … Ses doigts … La source de tous mes ‘soucis heureux’ … Comment peut-on saliver à la vue de doigts ou de cette très délicieuse lame de peau située dans cette zone totalement merveilleuse qu’est son cou ?… J’essaie de me rassurer de ne pas être le nouvel Hannibal du XXIe siècle ; je n’en assumerais probablement pas le goût.

Ses jambes sont d’une énergie et d’une souplesse incohérentes. Il n’y a aucune explication à tant de douceurs abstraites. Nos corps sont en phase totale avec un monde qui n’a aucune liaison avec cette pièces dans laquelle nous nous sommes retrouvés et les autres que nous visiterons ensemble. Le silence a disparu laissant place aux souffles chauds et encore humides de ses gémissements dans sur mes lobes auriculaires. La nature veut ce qui se produit en ce moment et je pense que les divers anges qui nous observent le veulent tout aussi bien et se délectent de l’ampleur des faits. Ce que je n’ose par contre pas vouloir, c’est la continuité dans ce puissant rituel d’un monde si peu connu, le réveil de sentiments pas très clairs à cet entendement parfois complètement fou auquel je reste attaché.

La soirée ne ressemble en rien à mes insomnies ‘overmindées’, ici il s’agit de savourer un corps en entier, même si à mes yeux parler de ‘corps’ reste très loin de la réalité. Du vin va nous rendre encore plus cons pendant quelques minutes, puis nous abandonner à une expérience défiant toute science climatique. La glace même fondue laisse à nos deux corps un long moment de frissons qui va s’achever dans un violent jeu de possession contre le mur d’une salle de bain.

 2h du matin, la transpiration a un effet refroidissant sur le corps qui fait la tête aux effets de cette brève douche. Mais nos vives ardeurs sont restées intactes. Halètements rien qu’au toucher sont inscrits dans les entractes du programme.

Depuis 19h je ne vois ni ne comprends toujours ce qui a pu arriver pour que le temps retrouve une telle vélocité. Il s’est fait la malle. Le canapé du salon a dû se poser des questions quant au moment de la prise de décision d’en faire un objet complet d’une mise en scène digne des plus grands acteurs de films dits ‘interdits’ … Il aurait été intéressant de le laisser donner son avis sur toute cette situation mais je pense qu’il a été assez choqué pour ne pas en dire mot. Ils ont morflé, le canapé et le sol tapissé sur lequel il reposait.

Elle, n’en a pas fini avec moi. Ses doigts humides parviennent toujours par surprise sur mes lèvres avant de retourner à des besognes peu conventionnelles. Heureuse est ma poitrine qui ne séchera point en une dizaine d’heures ; les insurrections buccales font partie intégrante du jeu, elles sont les prémices à une Énième tournée dans l’antre de la bête féroce et spasmée.

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Bruits d’oiseaux ou de départ d’êtres volants non identifiés et identifiables retentissent dans les environs de la villa; le crépuscule nous fait sont rabat-joie. Nos jambes en coton se racontent leurs histoires pendant qu’un ultime échange de regard et de baisers me lie encore à Elle… La Queen de notre jardin secret, de notre sauna naturel, le capitaine de l’étrange bateau dans lequel nous sommes restés emprisonnés.

Il est 6h. Nous avions ensemble nettoyé toutes nos traces comme une vraie équipe postmortem. Notre sens de la propreté devrait être revue par un psy, en espérant qu’il n’en perde pas la tête. J’ai envie de dire au taxi-man qui me ramène chez moi de ‘retourner sur ses roues’ mais Elle pourrait très possiblement me kidnapper pour le reste de la semaine.

Chez moi prenant un gros café chaud avant de retourner au boulot, je ne peux m’empêcher de me remémorer les minutes à la fois sombres et lumineuses de ce dernier dizainier d’heures. J’ai fait l’amour à une déesse et j’ai baisé une salope dans tous les sens, mais bien au-delà, j’ai pris goût à la maturité et à l’extase de cette démarche non élucidée pour toujours.

Je suis dingue de cette délicieuse folle …

En route vers le travail, hier fut hier me disais-je, rien ne sera plus comme avant, elle n’a rien fait, j’ai tout fait. Seuls les anges comprendront ce que la nature humaine ne pourra jamais comprendre …

 Je n’ai pas réussi à défier les chutes du Niagara pour moi-même, quel suicide serait-il d’arriver à mieux pour Elle? …

Bref, ELLE était plus que ma sexfriend …

[Lui]

                                                                                                                         

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Auteur :

Live Free ...

3 commentaires sur « Bref, ELLE était plus que ma sexfriend … »

  1. Que j n dois rien envoyé 😞😞
    Ok j’ai compris…

    Paroles sans acte est vaine

    On attend l’exemple du parfait nude.

    Sinon je plussoie grave ton article

    L-ange d’aujourd’hui peut se transformer en démon jamais imaginé.. so merci du conseil

    Aimé par 1 personne

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